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  • 2013

    juin

    Le Borges Projet
    Le 12 juin 2013
    Envie d’écrire une nouvelle de Borges ?

    D’emblée, Jean-Philipe Toussaint a placé son intervention lors des Rencontres de Bruxelles sous le patronage de Borges et de son récit "La bibliothèque de Babel".

    Jean-Philippe Toussaint a également évoqué une nouvelle inconnue de l’auteur argentin, dont il cite l’argument dans "La vérité sur Marie" : "Car il n’y a pas, jamais, de troisième personne dans les rêves, il n’y est toujours question que de soi-même, comme dans "L’Ile des anamorphoses", cette nouvelle apocryphe de Borges, où l’écrivain qui invente la troisième personne en littérature, finit, au terme d’un long processus de dépérissement solipsiste, déprimé et vaincu, par renoncer à son invention et se remet à écrire à la première personne."

    Toute trace de cette nouvelle captivante semble s’être évanouie. Vous êtes écrivain, professeur, étudiant ou simple amateur de littérature ? Pourquoi ne pas la réinventer ?

    Jean-Philippe Toussaint vous propose de livrer sur son site votre version personnelle de ce récit. Vous pouvez également commenter la nouvelle, la traduire ou l’illustrer.

    BORGES PROJET est un projet interactif du site www.jptoussaint.com. Appel à contribution. Plusieurs possibilités d’intervention : Écrire la nouvelle en français, ou dans une autre langue. Commenter une des nouvelles du corpus mis en ligne. Traduire une des nouvelles du corpus mis en ligne. Illustrer (dessin, photos, vidéos) une des nouvelles du corpus mis en ligne.

    Vos contributions au Borges Projet seront publiée sur le site de l’auteur. (La page Borges Projet sera visible à partir du 8 août 2013.)

  • mai

    Nouvelles constellations : Johan Grimonprez
    Le 30 mai 2013
    Johan Grimonprez en exclusivité

    Après une formation d’artiste visuel, Johan Grimonprez se fait remarquer avec son premier film Dial H-I-S-T-O-R-Y. Présenté au Centre Pompidou et à la Documenta de Kassel en 1997, l’oeuvre préfigure les attentats du 11 septembre.

    Composé d’images détournées issues de journaux télévisés, de films hollywoodiens, de dessins animés et de clips publicitaires, Dial, le grand mix, traite des détournements d’avion commis dans les années septante et de la manière dont ils ont modifié la pratique du reportage.

    Enfant de la génération télé, l’artiste mêle réalité et fiction d’une manière inédite et présente l’histoire comme une composition résultant de multiples points de vue et susceptible de manipulation.

    Fasciné par les doubles, passant élégamment de la théorie à la pratique, Johan Grimonprez façonne de nouvelles structures narratives à partir de ces matériaux disparates que sont les images d’archives, ses vidéos personnelles ou les extraits de documentaires qu’il glane.

    Il sera présent aux Rencontres de Bruxelles pour évoquer les nouvelles constellations que dessinent les liens entre auteurs et oeuvres sur la voûte céleste du Web 2.0.

  • Nos auteurs brillent : Sarah Hirtt
    Le 29 mai 2013
    Sarah Hirtt, deuxième prix de la Cinéfondation à Cannes

    Le court métrage de Sarah Hirtt a été passé au fin tamis de la sélection cannoise : sélectionné parmi 1550 candidatures envoyées par 277 écoles, ce film de fin d’études produit par l’Insas a été retenu avec 17 autres pour être présenté au jurés de la Cinéfondation. Cette institution, avec à sa tête Gilles Jacob, Président du festival, vise à soutenir la création cinématographique dans le monde et à préparer la relève d’une nouvelle génération de cinéastes.

    En attendant le dégel de Sarah Hirtt a obtenu le deuxième prix de 11.250€, remis à la jeune cinéaste en main propre par la réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, présidente du jury. Ce dernier a « décerné les prix à l’unanimité et souhaite féliciter les réalisateurs et réalisatrices pour l’excellence et la maturité de leur expression cinématographique. »

    Les jurés ont primé un film qui chemine aux côtés de ses acteurs. François Neycken, Jean-Jacques Rausin et Claire Beugnies incarnent un trio de frères et soeurs que leurs parents ont affublé de prénoms en "V". Valéry, Victor et Vinciane se retrouvent à l’occasion d’un déménagement. La camionnette brinquebalante, le GPS qui passe à l’espagnol et les tensions préexistantes vont transformer le voyage en road movie révélateur.

    Filmé sur fond de paysages wallons enneigés, au plus près des visages et des corps, En attendant le dégel dégage une mélancolie diffuse. Vous pouvez visionner le trailer ici.

  • Jean-Philippe Toussaint, Nouvelles constellations
    Le 28 mai 2013
    Jean-Philippe Toussaint, le Web et l’archive vivante.

    "Le livre sans passer par l’écrit"

    Ecrivain d’origine belge, mais de renommée internationale, Jean-Philippe Toussaint est l’auteur de nombreux romans, tous édités aux Éditions de Minuit et traduits dans une vingtaine de langues. Il est lauréat de prix prestigieux, parmi lesquels le Prix triennal du roman de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2013 pour La Vérité sur Marie ou, en 2005, le Prix Médicis du roman français pour Fuir.

    Réalisateur et photographe, Jean-Philippe Toussaint est aussi créateur de vidéos, d’installations ou de performances, comme en témoigne l’exposition LIVRE/LOUVRE qu’il a imaginée en 2012 pour « évoquer le livre sans passer par l’écrit ». Le Web et les nouvelles technologies lui sont familiers. A travers son site et ses expériences d’édition numérique, il développe une démarche originale et cohérente autour des notions d’archives et d’inédits articulées dans une nouvelle dynamique.

    "www.jptoussaint.com : making-of en héritage"

    Depuis plusieurs années, Jean-Philippe Toussaint propose sur son site des documents qui permettent au visiteur d’entrer dans les coulisses de son œuvre : différents états de ses manuscrits, plans de travail, brouillons, correspondance… Le site dévoile des making-of qui ouvrent de nouvelles perspectives sur la conception des œuvres. La question de la trace, omniprésente dans le travail de l’écrivain, a trouvé avec Internet des développements originaux. Le site n’est plus seulement une vitrine du travail de l’auteur, mais un lieu donnant accès à un point de vue unique sur des documents qui sans cela seraient restés « lettres mortes ». « J’ai beaucoup réfléchi à ce qui fait la spécificité d’Internet et mes réflexions se sont articulées autour des questions des archives et de l’inédit. Je travaille à la mise en ligne de textes inédits qui ont été écrits avant la publication de mon premier roman. Ces textes seront rendus publics, sous forme exclusivement électronique. »

    Avant La Salle de bain, son premier roman publié en 1985, Jean-Philippe Toussaint rédige plusieurs textes, dont un roman, Échecs, qui ne fut jamais publié. « Il existait huit ou neuf versions de ce texte ; la plupart ont disparu mais j’ai retrouvé les manuscrits de trois versions et je les ai confiés à Laurent Demoulin, professeur de littérature à Liège, qui en a établi une édition critique. Nous ne savions pas trop comment diffuser le livre ensuite, car, à notre connaissance, à part Amazon, aucun site ne permet de diffuser des livres à compte d’auteur, si on n’a pas de structure éditoriale. Nous nous sommes donc résignés à mettre Échecs en vente sur Amazon en mars 2012. Mais compte tenu de ce qu’est Amazon, et du danger qu’il représente pour les librairies traditionnelles, ce n’était pas une solution satisfaisante pour l’esprit, et nous envisageons maintenant de le retirer (ceux qui l’ont déjà acheté auront donc un collector numérique !), et de le proposer uniquement sur mon site, en téléchargement libre, dans le cadre de cette réflexion que nous menons sur l’archive."

    "Archives vivantes"

    Dès août 2013, cette édition sera disponible en ligne sur le site de Jean-Philippe Toussaint. « J’ai réfléchi à une publication qui pourrait être spécifique au site. J’ai confié le travail d’édition à Laurent Demoulin, Patrick Soquet, qui a créé le site avec moi, réalisera le livre électronique et nous sommes en train de réfléchir à conférer une unité graphique et visuelle à cette collection d’inédits proposés uniquement en version numérique. »

    Jean-Philippe Toussaint tient beaucoup à cette distinction entre les textes édités sous forme « papier » et ceux qui relèvent des archives, éditées en format numérique, ces derniers ne devant pas parasiter le présent éditorial de l’auteur. « Il ne faut pas qu’il y ait de confusion possible : imprimés, ces textes pourraient apparaître comme les derniers livres que j’ai écrits. Or, ce ne sont pas des textes comme les autres. Je ne les relis pas, ils n’influencent pas ma pratique d’écriture actuelle. » Cependant, ces archives ne sont pas inertes. La spécificité de cette démarche d’édition tient dans la manière de donner une place dans le présent à des textes qui auraient probablement été publiés à titre posthume. « L’intérêt de ce projet est de proposer ces textes de mon vivant, une archive documentée qui ne vient pas interférer avec mon actualité littéraire. Ces œuvres auraient pu devenir des œuvres disparues, elles auraient peut-être été retrouvées par hasard après ma mort. Je trouve intéressant de m’occuper moi-même de ce qui serait peut-être devenu une œuvre posthume. »

    Dans cette question de l’articulation entre œuvres papier et publication numérique, Jean-Philippe Toussaint cite François Bon et Eric Chevillard. « Ils sont pour moi les auteurs les plus pointus et avant-gardistes dans la réflexion sur Internet. Mais ce ne sont pas des auteurs qui ont négligé l’édition papier. Eux aussi ont trouvé une articulation cohérente entre éditions papier et numérique et ne semblent pas accorder le même statut à ces deux supports. Par exemple, l’un et l’autre publient des textes sur Internet qu’ils effacent une fois ceux-ci édités. »

    "Génétique littéraire en temps réel"

    Le dévoilement des « coulisses » de l’œuvre et de la manière dont un texte se construit peu à peu intéresse l’auteur, il y puise même une source d’inspiration. Mais ce dévoilement est organisé. « Cela ne me pose aucun problème de laisser voir la manière dont je travaille, comment le texte se construit, mais il ne s’agit pas d’un libre accès à mon ordinateur. L’enjeu d’un site est de travailler au classement, au tri. Il s’agit en effet de choisir, présenter, commenter et organiser le parcours du visiteur. »

    Les documents mis à disposition sur le site intéressent les chercheurs et les étudiants. Certains se sont emparé de cette matière : des étudiants de théâtre ont récemment travaillé sur des brouillons de textes et ont créé une œuvre nouvelle ; un autre a réalisé un mémoire portant uniquement sur les brouillons. « Ce travail de génétique littéraire peut aujourd’hui être réalisé en temps réel. C’est assez exaltant pour les étudiants de travailler cette matière sur des auteurs contemporains. »

    "Hommage visuel à la littérature"

    Mais Jean-Philippe Toussaint est un écrivain qui dispose de ressources précieuses pour ses expériences numériques. Réalisateur, photographe, concepteur d’installation, il navigue tout autant dans le monde des images, de la réalisation et de la technique que dans celui de l’écrit. « J’ai évidemment la chance de pouvoir exploiter Internet et ses ressources, en tant que réalisateur ou plasticien je ne suis pas condamné au monde du PDF ! »

    Avec son exposition LIVRE/LOUVRE en 2012, Jean-Philippe Toussaint a investi quatre salles du musée du Louvre, temple du classicisme, pour une exposition qui se voulait « un hommage visuel à la littérature ». « Par exemple, en contrepoint d’un exemplaire très rare de La Divine Comédie de Dante, nous avons proposé avec Patrick Soquet une œuvre multimédia complexe, L’Enfer, qui consiste en une mosaïque de neuf tablettes électroniques Galaxy Tab 10.1, sur lesquelles défilent les traductions en neuf langues du chant 3 de L’Enfer qui finissent par s’embraser et disparaître dans les flammes, avant que le texte, renaissant de ses cendres, n’apparaisse à nouveau sur les écrans et recommence à défiler en boucle à l’infini. Toutes ces expériences sont centrées sur le livre, elles démontrent qu’il n’est pas un objet inerte mais le support d’une discipline vivante. »

    S’il dit que l’interactivité ne l’intéresse pas, Jean-Philippe Toussaint laisse mûrir ses réflexions sur les possibilités fictionnelles d’Internet. « Dans La Vérité sur Marie, je fais référence à un texte de Borges qui est une pure invention de ma part. J’imagine comment cette expérience pourrait se déployer sur Internet, en ouvrant par exemple un appel à contributions pour demander aux internautes d’imaginer ce qu’aurait pu être cette nouvelle et de l’écrire à la place de Borges. »

    Propos recueillis par Anne Vanweddingen

  • avril

    L’exception culturelle n’est pas négociable !
    Le 26 avril 2013
    Pétition en faveur de l’exception culturelle !

    La SACD et la Scam soutiennent la pétition initiée par des cinéastes comme les frères Dardenne, Jaco Van Dormael, Michael Haneke, Pedro Almodovar, Ken Loach, Jane Campion et David Lynch. Cette pétition vise à exclure les services audiovisuels et cinématographiques du mandat de négociation de la Commission pour les prochaines négociations commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis.

    Comme le déclarait Jaco Van Dormael à l’hebdomadaire "les inRocKs" : Le cinéma européen est confronté à l’une de ses plus graves menaces. Si cet accord finit par passer, il risque de fragiliser tous les pays, toutes nos exceptions culturelles, notre identité, et même l’idée que l’on se faisait de la construction européenne.

    Nous vous invitons à soutenir la diversité culturelle en signant cette pétition : https://www.lapetition.be/en-ligne/The-cultural-exception-is-non-negotiable-12826.html

    Vous pouvez découvrir ci-dessous son texte intégral et ses premiers signataires.

    Le texte de la pétition

    L’EXCEPTION CULTURELLE N’EST PAS NÉGOCIABLE ! Le 13 mars 2013 risque de marquer un tournant majeur et scandaleux dans la construction de l’Europe. C’est le jour où la Commission européenne, sous l’impulsion du Commissaire Karel de Gucht, a décidé de piétiner l’exception culturelle en adoptant un projet de mandat de négociation qui intègre les services audiovisuels et cinématographiques aux discussions commerciales qui débuteront cet été avec les Etats-Unis. Oubliées les paroles enflammées du Président Barroso qui assurait en 2005 que « dans l’échelle des valeurs, la culture vient devant l’économie ». Balayées toutes les déclarations d’amour au cinéma du même Président Barroso lorsque les cinéastes avaient été contraints de se mobiliser pour défendre le programme MEDIA. Et quid de ce slogan porté par la Commission : « Europe loves cinema » ! A quelques mois de la fin de sa présidence, on peine à savoir quelle trace Monsieur Barroso veut laisser dans l’histoire de l’Europe. Pour l’heure, c’est malheureusement l’image de la démission culturelle qui domine. Il semble même ne pas avoir retenu la leçon que lui-même donnait il y a peu : « la réponse à la crise, c’est la culture. » Ne nous y trompons pas, le mandat de négociation proposé est un renoncement, une capitulation, une rupture. Il y a 20 ans, c’est sur le territoire européen que se forgea cette volonté commune de soutenir la création et de promouvoir sa diversité. La Culture est au cœur de l’identité et de l’idéal européens. Il y a 20 ans, l’exception culturelle faisait irruption dans le paysage international et permettait la reconnaissance d’un statut spécifique aux œuvres de l’esprit qui ne peuvent pas être des biens comme les autres et qui doivent être exclus des négociations commerciales. Il y a 20 ans, à l’occasion des accords du GATS, c’est au nom de l’exception culturelle que la création et la diversité linguistique ont pu continuer à bénéficier de règles de protection et de soutien. Le bilan est positif pour ceux qui veulent le regarder avec objectivité : la diversité culturelle est aujourd’hui une réalité pour la plupart de nos territoires, facteur d’échange et de compréhension mutuelle, mais aussi génératrice d’emploi et de croissance. L’Europe que nous aimons est celle qui a œuvré pour faire émerger la Convention de l’UNESCO de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et qui l’a ratifié en grande pompe dès 2006, rassemblant 126 pays du monde entier. L’Europe que nous aimons est celle que le monde regarde avec fierté comme initiatrice et porteuse de cette grande idée. Avec l’adoption de ce mandat de négociation qui réduirait la culture à une monnaie d’échange, la Commission (à l’exception de trois commissaires qui ont voté contre) a renoncé à défendre l’exception culturelle. Elle s’est reniée et a renié les engagements qu’elle avait pris, n’hésitant pas à faire preuve d’une duplicité condamnable.

    Nous refusons cette Europe qui veut désormais se soustraire aux grands principes posés par la Convention, notamment celui qui consacre la souveraineté culturelle des Etats.

    Face à des Etats-Unis dont l’industrie du divertissement est la seconde source d’exportation, la libéralisation de l’audiovisuel et du cinéma signifierait le démantèlement annoncé de tout ce qui a protégé, promu et développé la culture européenne. Cette politique, doublée d’une hyper-bienveillance fiscale pour les géants numériques américains, ressemble à s’y méprendre à une volonté consciente de mettre à genoux la culture en Europe.

    Ceux qui, au nom de l’Europe, auront couvert ou accepté cette démission en seront définitivement redevables aux yeux de l’Histoire. La diversité culturelle ne peut être une monnaie d’échange, elle doit rester une ambition, une exigence et un engagement.

    Il n’est pas trop tard !

    Nous nous battrons pour que l’Europe continue à écrire son Histoire par l’esprit, par la Culture, par un regard divers sur soi et sur le Monde, afin que les citoyens puissent apporter des réponses profondes et complexes aux défis que notre époque soulève.

    Les personnalités européennes signataires appellent solennellement les chefs d’États européens à se prononcer en faveur de l’exclusion des services audiovisuels et cinématographiques des négociations entre l’Europe et les Etats-Unis.

    Les premiers signataires

    Michael Haneke (Director - Austria)

    Lucas Belvaux (Director - Belgium) Stijn Coninx (Director - Belgium) Jean-Pierre Dardenne (Director - Belgium) Luc Dardenne (Director - Belgium) Jaco van Domael (Director - Belgium) Joachim Lafosse (Director - Belgium) Olivier Masset-Depasse (Director - Belgium) Frédéric Sojcher (Director - Belgium) Michal Wald (Director - Belgium)

    Walter Salles (Director - Brazil)

    Kamen Kalev (Director - Bulgaria)

    Thomas Vinterberg (Director - Denmark)

    Aki Kaurismäki (Director - Finland)

    Jean-Jacques Beineix (Director - France) Catherine Breillat (Director - France) Jacques Fansten (Director - France) Costa Gavras (Director - France) Michel Hazanavicius (Director - France) Laurent Heynemann (Director - France) Agnès Jaoui (Director - France) Pierre Jolivet (Director - France) Radu Mihaileanu (Director - France) Olivier Nakache (Director - France) Bertrand Tavernier (Director - France) Eric Tolédano (Director - France)

    Fred Breinersdorfer (Screenwriter - Germany) Jochen Greve (Screenwriter - Germany) Volker Schlöndorff (Director - Germany) Margarethe von Trotta (Director - Germany)

    Tassos Boulmetis (Director - Greece)

    Bela Tarr (Director - Hungary)

    Marco Bellocchio (Director - Italy) Leonardo di Costanzo (Director - Italy) Emanuele Crialese (Director - Italy) Giorgio Diritti (Director - Italy) Sabina Guzanti (Director - Italy) Daniele Luchetti (Director - Italy) Ivano de Matteo (Director - Italy) Silvio Soldini (Director - Italy) Paolo Sorrentino (Director - Italy) Marco Tullio Giordana (Director - Italy) Paolo Virzi (Director - Italy)

    Šarūnas Bartas (Director - Lithuania) Arunas Matelis (Director - Lithuania)

    Robert Alberdingk Thijm (Screenwriter - Netherlands)

    Jane Campion (Director – New-Zealand)

    Eva Sørhaug (Director - Norway) Joachim Trier (Director - Norway)

    Marian Crisan (Director - Romania) Tudor Giurgiu (Director - Romania) Catalin Mitulescu (Director - Romania) Cristian Mungiu (Director - Romania) Radu Muntean (Director - Romania) Calin Netzer (Director - Romania) Corneliu Porumboiu (Director - Romania) Cristi Puiu (Director - Romania) Razvan Radulescu (Director - Romania) Adrian Sitaru (Director - Romania) Ada Solomon (Producer - Romania)

    Pedro Almodovar (Director - Spain) Montxo Armendariz (Director - Spain) Pablo Berger (Director - Spain) Isabel Coixet (Director - Spain) Angeles González-Sinde (Director - Spain) Fernando León de Aranoa (Director - Spain) Loles León (Actress - Spain) Joaquim Oristrell (Director - Spain) Rosa María Sardá (Actress - Spain) Santiago Tabernero (Director - Spain) Fernando Trueba (Director - Spain) Enrique Urbizu (Director - Spain) Felix Viscarret (Director - Spain)

    Lionel Baier (Director - Switzerland) Ursula Meier (Director - Switzerland)

    Stephen Frears (Director - United-Kingdom) Mike Leigh (Director - United-Kingdom) Ken Loach (Director - United-Kingdom) Roger Michell (Director - United-Kingdom) Rebecca O’Brien (Producer - United-Kingdom) Hugh Stoddart (Screenwriter - United-Kingdom) Susanna White (Director - United-Kingdom)

    David Lynch (Director - United-States)

  • février

    Une moisson d’hiver
    Le 28 février 2013
    Lors des festivals d’hiver, nos auteurs ont récolté une moisson de prix impressionnante.

    Le cri du homard, Nicolas Guiot

    D’origine russe, installée depuis peu en France avec ses parents, Natalia, six ans, attend impatiemment le retour de son frère, Boris, parti combattre en Tchétchénie. Le grand jour est arrivé, mais la fillette doit rapidement déchanter. Cet homme est-il vraiment le frère qu’elle a connu ? Ancré dans le regard de la fillette, qui semble pressentir à la seule vue de son frère les violences qu’il a perpétrée et dont il a été victime en Tchétchénie, Le cri du homard de Nicolas Guiot est une fiction de 30 minutes, sobre et dense. Une fiction qui puise ses sources dans un documentaire au sujet du retour impossible de jeunes soldats russes enrôlés dans le conflit tchétchène. Cette matière a inspiré au cinéaste son court métrage, débouchant au final sur une question universelle : "Comment la communauté humaine peut-elle réintégrer ceux qui ont connu l’horreur ?" Située en France, parlant russe, l’œuvre est totalement juste. Sa puissance a été récompensée par le Magritte et le César du Meilleur Court Métrage, un doublé prestigieux.

    Oh Willy, d’Emma de Swaef et Marc James Roels

    Cinéma d’animation de laine et d’étoffes en stop motion : a priori, l’intitulé technique porte davantage à la curiosité qu’à l’enthousiasme communicatif. La preuve par les brins de la pelote qu’un auteur (ou deux), c’est d’abord un univers et un traitement. Willy est un homme d’un certain âge. Lorsque sa mère tombe gravement malade, il revient s’installer dans la communauté naturiste où il a grandi. À partir de ce sujet (qui aurait paru périlleux à certains), Emma de Swaef et Marc James Roels ont tissé un film onirique, gracieux, mélancolique. Les marionnettes et les décors sont expressifs, sans qu’apparaisse jamais le « tour de force ». Le succès qu’a rencontré leur court métrage est faramineux. Depuis sa sortie, il a accumulé 80 récompenses, dont le Prix SACD et le Prix Cinergie au dernier Festival Anima. Le contraste entre la dureté du sujet et la douceur des textiles ? La délicatesse du traitement ? Le sujet singulier, déroulé sans pathos ? Une rencontre quasi universelle, en tous les cas, entre une œuvre et le monde du cinéma.

    Silence radio, de Valéry Rosier

    FIPA d’Or au Festival International de Programmes Audiovisuels de Biarritz, Silence Radio de Valéry Rosier a également remporté le Prix Mitrani, décerné pour « la singularité d’un style et l’esprit de résistance d’une première, deuxième ou troisième œuvre d’expression française », ainsi que le Prix Télérama. Le documentaire (même si Valéry Rosier avoue que d’un point de vue cinématographique rien ne l’excite davantage que d’explorer la zone floue entre documentaire et fiction) suit les auditeurs d’une station de radio régionale associative, Radio Puisaleine, enracinée en Picardie. Déjà remarqué avec son court métrage Dimanches, dédié à la douce vacuité de nos vies, Valéry Rosier a focalisé son attention sur les solitudes brisées et rythmées par Radio Puisaleine et les nostalgies qu’elle rallume quelquefois. Parsemé de moments d’humour, le documentaire finit au plus profond de notre condition humaine, loin du Plus Beau Tango du Monde, proche du cœur des hommes.

  • Thierry Debroux, meilleur scénariste
    Le 25 février 2013
    "Le silence des églises" récompensé au Festival de Luchon

    "Tout ce qu’on fera ensemble, toi et moi, personne ne devra le savoir". C’est ainsi que le prêtre s’adresse à l’enfant, lui impose vœu de silence. Quinze ans plus tard, Gabriel est rongé par un mal que personne ne comprend. Les conséquences des abus du père Vincey le rongent encore. À 27 ans, il décide d’affronter son bourreau, cet homme qui l’a détruit à la fois physiquement et psychologiquement. Il va se heurter à une institution qui met tout en œuvre pour étouffer le scandale.

    Le silence des églises met en scène une histoire vraie. Pour traiter la première fois à l’écran de la pédophilie au sein de l’église catholique, "avec tact et justesse", comme l’ont souligné les critiques, Thierry Debroux a cependant élargi sa recherche. En compagnie de Sophie Révil, coproductrice, il a longuement écouté des associations spécialisées dans la maltraitance des enfants et entendu des victimes de pédophiles. Ce passage d’un cas isolé à une interprétation plus large de l’abus a nourri son écriture sensible. Le silence des églises nous donne à ressentir à la fois la violence et son déni.

    Le téléfilm, réalisé par Edwin Baily, coproduit par Escazal Films/AT Productions, France 2 et la RTBF a reçu le Prix du Meilleur Scénario et le Prix du Public lors de la 15e édition du Festival de Luchon.

  • Magritte 2013 : nos auteurs brillent !
    Le 8 février 2013
    La majorité des lauréats des Magritte 2013 font confiance à la SACD-Scam pour la gestion de leurs droits.

    Qu’un auteur fasse confiance à la SACD-Scam pour la gestion des droits de son œuvre et la voilà investie d’une mission particulière, celle de l’accompagner sur toute la durée de sa carrière et de lui apporter, à chaque nouveau développement, les services, les conseils, le soutien dont il a besoin. C’est une mission passionnante, dans l’ombre des scènes, des plateaux, des pistes.

    Les personnels de la Maison des Auteurs ont donc particulièrement vibré, lors de la cérémonie de remise des Magritte 2013, en voyant les auteurs qu’ils défendent remporter de nombreux prix. Les remerciements de Joachim Lafosse, qui a salué l’équipe juridique de la SACD pour le travail accompli, ont couronné une année difficile, mais féconde.

    Parmi les lauréats de la Maison des Auteurs, saluons donc :

    Joachim Lafosse, Magritte du meilleur film, de la meilleure réalisation, du meilleur montage et de la meilleure actrice pour A perdre la raison,

    Jérôme le Maire, Prix Scam 2012, Magritte du meilleur documentaire pour Le thé ou l’électricité,

    François Pirot, Magritte de la meilleure musique et meilleur espoir féminin pour Mobile Home,

    Patrick Ridremont, Magritte des meilleurs décors pour Dead man talking,

    John Shank, Magritte de la meilleure image pour L’hiver dernier,

    Amélie Van Elmbt, Magritte du meilleur espoir masculin pour La tête la première et

    Nicolas Guiot, déjà lauréat de nombreux prix internationaux, Magritte du meilleur court métrage pour Le cri du homard.

    Bouli Lanners, auteur généreux, acteur sensible, a reçu le Magritte du meilleur acteur dans un second rôle pour De rouille et d’os.

    Ces distinctions font suite au FIPA d’Or du meilleur documentaire de création reçu par Valéry Rosier pour Silence Radio lors de la 26e édition du Festival international de programmes audiovisuels de Biarritz qui se tenait en janvier.

    Selon sa politique de mise en valeur des auteurs, la SACD-Scam célèbrera ces prix à sa manière tout au long de l’année par des rencontres, des publications ou des projections.

  • janvier

    Auteurs primés SACD-Scam 2012 à la Semaine du Son
    Le 21 janvier 2013
    Une soirée spéciale dédiée aux auteurs SACD-Scam primés en 2012 dans le cadre de la Semaine du Son

    La Semaine du Son démarre ce mardi 22 janvier 2013 et se poursuit jusqu’au dimanche 27. L’acsr (Atelier de Création Sonore et Radiophonique), en collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et la SACD-Scam, vous propose du son sous toutes ces formes.

    Au programme : un Sonomaton, trois écoutes-rencontres et les pastilles sonores de Silence Radio, mais aussi une soirée spéciale consacrée aux lauréats des Prix Radio SACD-Scam 2012. Sebastian Dicenaire, Christophe Rault et Fabienne Laumonier participent ce jeudi 24 à 19h à un débat autour de l’écriture radiophonique, illustré par des extraits de leurs oeuvres. (Réservation : clémentine acsr.be)

    Pour les amateurs de rallye sonore, du mardi 22 au dimanche 27, de 10h à 16h45, Hors-les-murs égrène des pastilles sonores dans les jardins du Botanique. Munis d’une carte et de stéthoscopes fournis à la billetterie, les promeneurs partent à la découverte de bornes sonores qui leur murmurent des extraits de J’aime pas l’école, oeuvre de Christophe Rault et Fabienne Laumonier.

    La Semaine du Son, entrée gratuite et libre. Maison des Arts, Chaussée de Haecht, 147 à 1030 Bruxelles.

    Galerie image

  • 2012

    décembre

    François Schuiten et Benoît Peeters reçoivent le Grand prix manga au Japon
    Le 20 décembre 2012
    30 ans après le premier album des « Cités obscures », la série, éditée en japonais, a conquis les amateurs de mangas

    Généralement réservé aux auteurs japonais le Grand prix manga au Japon Média Arts Festival a été attribué à François Schuiten et Benoît Peeters pour l’adaptation en japonais de leur série « Les Cités Obscures » (éd. ShoPro).

    François Schuiten c’est dit heureux et très agréablement surpris de cette récompense. « C’est beaucoup d’émotions quand même de savoir que des albums qui ont été fait, parfois il y a plus de 30 ans, peuvent trouver un public aussi exigeant que le public japonais. » a-t-il déclaré.

    La cérémonie de remise de prix aura lieu à l’occasion d’une exposition au National Art Center de Tokyo, du 12 au 24 février 2013, en présence des auteurs.

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