Communiqué de presse

La SACD et la Scam Belgique, leur délégué général, Frédéric Young, leurs Présidentes, Inès Rabadan et Paola Stévenne, les membres de leurs Comités ainsi que l’ensemble de leurs équipes, ont appris avec un profond chagrin le décès de la cinéaste Chantal Akerman.

Depuis ses débuts avec Saute ma ville (1968) et Je, tu, il, elle (1974), la réalisatrice a tracé une veine neuve dans le cinéma belge, attiré et inspiré de nombreux talents.

Fascinée par le cinéma japonais d’Yasujirô Ozu et la radicalité de ses cadrages, Chantal Akerman aura exploré les interstices du temps (Jeanne Dielman), la nervosité électrique des corps (Toute une nuit), la comédie musicale (Golden Eighties), l’adaptation littéraire (La captive) ou encore le paradoxe conradien (La Folie Almayer), alternant fictions et documentaires – qu’elle refusait de dissocier – et ramenant inlassablement thèmes et genres à son point de vue d’auteur.

En 2014, la Scam Belgique a attribué à Chantal Akerman son Prix Littéraire pour Ma mère rit (Mercure de France), en reconnaissance de sa voix particulière, de cette écriture radicale – sans être dénuée d’humour – qui parcourait chacune de ses œuvres.

Aujourd’hui même, ce 6 octobre 2015, la Scam est associée à la présentation du documentaire de Marianne Lambert I don’t belong anywhere – le cinéma de Chantal Akerman, au Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF).

Sofia Coppola et Gus Van Sant la reconnaissent comme une influence majeure. Le milieu du cinéma belge, auquel la SACD et la Scam font écho, rend hommage à une femme dont les questionnements existentiels, menés sans trêve, ont irrigué son imaginaire et ses formes – et continueront de le faire.

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