Accueil du site / Home_fr / Actualités / Vie de la Maison des Auteurs

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |> |...

  • 2017

    février

    Prix SACD télévisuel 2016 : tous les auteurs des séries La Trêve et Ennemi public
    Le 16 février 2017
    Unanimement saluées en Belgique et ailleurs, La Trêve et Ennemi public ont, à juste titre, rencontré un franc succès. Le Comité belge de la SACD a souhaité les distinguer en leur décernant, à tous, le (...)

    Les œuvres

    La Trêve

    Le corps de Driss Assani, footballeur d’une petite ville des Ardennes, est retrouvé dans la Semois. L’inspecteur Yoann Peeters mène l’enquête en compagnie d’un jeune policier idéaliste et inexpérimenté.

    Polar au parfum de série noire et radiographie d’un village perdu dans les forêts ardennaises, La Trêve est avant tout l’histoire d’un homme en perte d’équilibre qui va se retrouver face à un vrai casse-tête. Les auteurs mettent en scène ce village où tout le monde est un suspect potentiel comme une arène, un Cluedo grandeur nature où la culpabilité d’un seul n’exclut pas la responsabilité des autres.

    Scénario : Matthieu Donck, Benjamin d’Aoust et Stéphane Bergmans
    Réalisation : Matthieu Donck
    Production : RTBF, Hélicotronc
    Avec l’aide du Fonds Fédération Wallonie-Bruxelles – RTBF pour les séries belges
    10 x 52 minutes, 2016

    Ennemi public

    Assassin d’enfants libéré en conditionnelle, Guy Béranger est accueilli par les moines de l’abbaye de Vielsart, un tranquille petit village des Ardennes. Il est placé sous la protection d’une jeune inspectrice de la police fédérale, persuadée que l’ancien criminel récidivera. Alors que la population s’indigne de la présence de l’ennemi public #1, la police apprend la disparition inquiétante d’une fillette…

    Avec Ennemi public, les auteurs rouvrent avec audace un chapitre douloureux de notre histoire judiciaire en prenant le temps de poser les questions et d’observer tous les points de vue.

    Création : Antoine Bours, Gilles de Voghel, Matthieu Frances et Christopher Yates
    Production : Playtime Films, Entre Chien et Loup, RTBF et Proximus.
    10 x 52 minutes, 2016

    L’hommage du Comité

    « Le Comité tient à saluer le travail et le talent des auteurs de La Trêve et d’Ennemi Public.

    Cette réussite a été possible aussi grâce à une conjonction de volontés, à l’alliance entre le Centre du Cinéma et la RTB. La définition d’un objectif commun entre pouvoir subsidiant et diffuseur a permis un succès critique et public au sein de la Fédération. Cerise sur le gâteau, l’international a suivi avec enthousiasme. Un désir commun de voir des séries de qualité émerger a donc abouti. Il faut maintenant consolider - et budgétiser - l’essai.

    Puisse cet état de chose se pérenniser et le travail des auteurs de série être dorénavant payé à sa juste valeur. Et, par rebond, le travail des auteurs en profiter dans tous les autres domaines de création. Que ces deux coups d’essais qui se sont avéré des coups de maître signent définitivement la trêve dans les luttes internes, qu’auteurs et diffuseurs arrêtent de se regarder en ennemis publics, au service des œuvres et de leur diffusion.

    Pour terminer : Messieurs les auteurs, messieurs les producteurs : des mixtes et des doubles dames sont depuis montés sur le terrain de jeu de l’écriture de série. Soyons fair-play et souhaitons à leurs futures séries une aussi belle carrière qu’à vos saisons 2 ! »

    Véronique Jadin

    Les auteurs

    Encore toutes nos félicitations à Matthieu Donck, Benjamin d’Aoust et Stéphane Bergmans, ainsi qu’à Antoine Bours, Fred Castadot, Gilles de Voghel, Matthieu Frances et Christopher Yates.

    Retrouvez leurs bios et bien plus sur Bela : www.bela.be.

  • Prix Scam Littéraire 2016 : Renaud De Putter et Guy Bordin pour Vies de Charlotte Dufrène
    Le 9 février 2017
    Un tandem d’enquêteurs étonnant et pugnace, une héroïne libre et singulière pour un roman érudit et passionnant : les auteurs du Comité belge de la Scam ont souhaité distinguer Vies de Charlotte Dufrène, (...)

    L’œuvre : Vies de Charlotte Dufrène, à l’ombre de Raymond Roussel et Michel Leiris

    Charlotte Dufrène (1880-1968) est un vertige. Demi-mondaine parisienne à la Belle Époque, elle gravite dans une haute société proustienne avant de devenir – auprès de Raymond Roussel auquel elle sert de « paravent » – le témoin médusé d’une vie et d’une œuvre littéraire uniques.
    De Reynaldo Hahn à Michel Leiris, de Bertrand de Valon à John Ashbery, elle fait le grand écart entre la société élégante 1900 et l’avant-garde littéraire radicale puis sera longtemps reléguée à Bruxelles, où elle connaîtra une tardive embellie.
    Le tandem étonnant et pugnace d’enquêteurs bruxellois a levé un à un les voiles sur sa trajectoire qui intrigue et fascine.

    Auteurs : Guy Bordin et Renaud De Putter, préface de John Ashbery
    Éditions Les Impressions nouvelles
    368 pages - mars 2016

    Les auteurs ont également réalisé un film sur Charlotte Dufrène, L’Effacée (produit par Hélicotronc). Voir ici la bande-annonce.

    L’hommage du Comité

    « CHARLOTTE FOREVER

    Cette biographie à quatre mains de Charlotte Dufrène, compagne façade de Raymond Roussel, amie chère de Michel Leiris, femme singulière, belle, courageuse et libre, a retenu l’attention du Comité belge de la Scam dans son ensemble.

    C’est un livre très réussi et franchement passionnant. Du fait de son sujet, bien sûr, la vie peu banale de cette femme dont on connaissait à peine le nom, mais surtout par la manière dont il organisé. Le travail de recherche effectué est impressionnant. La reconstitution des milieux dans lesquels Charlotte Dufrène a évolué est documentée, précise et évocatrice. Tous les personnages qui ont traversé sa vie sont décrits avec justesse et finesse. Les références, les citations et les observations judicieuses abondent. Le récit est rapide et prenant. La langue, claire et élégante.

    L’évocation que nos deux auteurs font de Charlotte est une véritable enquête, qui rouvre les portes fermées, redonne de l’éclat à des vieilles images oubliées, et fait entendre en direct la voix d’une femme-sirène, sobre et sensible, mémoire vivante du roman qu’elle a traversé. Toute l’histoire se déroule comme un enchantement, sans aucun effet forcé, sans aucun trucage : mystérieux et inattendu comme la vie. »

    Luc Dellisse

    Les auteurs

    Renaud De Putter est auteur, compositeur et réalisateur. Les questions de l’identité et de la mémoire sont au cœur de son travail. Il partage le goût des histoires de vie (souvent marginales) avec Guy Bordin.

    Ensemble, ils préparent également un film sur Charlotte Dufrène, L’Effacée, qui sera leur septième réalisation commune.

    Guy Bordin est ethnologue et réalisateur. Si son terrain de prédilection est le monde inuit (sur lequel il a publié plusieurs ouvrages), il a – comme Michel Leiris – été séduit par l’anthropologie fantasmée de Raymond Roussel, ce qui l’a mené à remarquer auprès de cet écrivain la figure énigmatique de Charlotte Dufrène.

  • Prix SACD théâtre jeunesse 2016 : Didier Poiteaux, pour Suzy & Franck
    Le 2 février 2017
    L’histoire d’un amour impossible, une réflexion sur la peine de mort, une écriture aussi puissante et musicale qu’intime et sensuelle, le tout dans un spectacle jeune public… Pas étonnant que le (...)

    L’œuvre

    Suzy vit à Paris et Franck au Texas, dans le couloir de la mort. En 1996, un peu par hasard, ils commencent à s’écrire : peu à peu ils se découvrent, se rencontrent et un jour, ils se marient. Vingt ans plus tard, ils continuent de s’aimer mais ne vivent toujours pas ensemble.

    Didier Poiteaux restitue les faits avec précision, humour et une grande simplicité, sans aucun apitoiement ni voyeurisme. Au travers de cette histoire pointe une réflexion sur les moyens de rester humain face à l’inhumain. Alliant l’intime et le politique, le comique et l’émotion, ce spectacle pertinent, nécessaire et parfaitement ciselé ouvre le débat sur notre société contemporaine.

    Conception, Écriture et Interprétation : Didier Poiteaux
    Mise en scène : Olivier Lenel
    Création sonore : Roxane Brunet
    Éclairages, régie : Pier Gallen
    Scénographie : Marylin Grimmer
    Regards dramaturgies : Nicolas Bonneau, Pierre-Paul Constant
    Production : Inti théâtre.
    En partenariat avec : le Théâtre Gérard Philippe de Frouard et l’Espace Senghor

    Voir la bande-annonce du spectacle.

    L’hommage du Comité

    « Cela fait longtemps que Didier a donné rendez-vous aux mots… Avec l’urgence de dire qui est la sienne et une persévérance à toute épreuve, il parvient à présent à nous happer dans sa propre écriture de façon simple et directe. Sa manière sincère, délicate et intime d’évoquer cette histoire d’amour improbable entre Suzy et Franck, condamné à mort aux Etats Unis, nous émeut, nous secoue, et nous porte à réfléchir tout à la fois.

    Fidèles à ses interrogations sur le monde, les institutions et le pouvoir, les mots de Didier savent également se faire musicaux, puissants, poétiques, voire sensuels. Joueur, slameur, il s’adresse à la jeune génération d’aujourd’hui avec une fulgurance des images et des sons qui vont droit au cœur.

    Issu d’un milieu modeste du nord de la France, c’est à l’école qu’il découvre le théâtre. Comme il l’évoque dans sa pièce, alors que sa classe monte On ne badine pas avec l’amour, il rêve de jouer Perdican afin de pouvoir dire sur scène :
    « Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. »

    Dans sa pièce, il explique qu’il n’a pas obtenu le rôle de Perdican, mais il réussit des années après, à faire résonner autrement les mots de Musset. Bravo Didier ! »

    Ariane Buhbinder

    L’auteur

    Né en 1971 à Auchel (Pas de Calais) Didier Poiteaux est comédien, auteur et metteur en scène. Formé en France puis à l’École de théâtre internationale Lassaad à Bruxelles où il fonde la compagnie Inti Théâtre. Pour sa compagnie ou pour d’autres, il joue ou met en scène des auteurs tels que Brecht, Christian Prigent, Pierre Guyotat, Marguerite Duras, John Fosse, Didier-Georges Gabily ou Marcel Moreau.

    Il explore par son écriture une oralité théâtrale, poétique et documentaire à destination du jeune public et du public adulte.

  • janvier

    Rencontre européenne sur la réalité virtuelle : de la création à l’immersion le 15/02
    Le 14 janvier 2017
    En partenariat avec BOZAR, la SACD vous propose une journée professionnelle exceptionnelle initiée par Inès Rabadán, Présidente du Comité belge : VR, from story to experience/de la création à (...)

    Rencontre européenne sur la réalité virtuelle : de la création à l’immersion

    Pourquoi la SACD se lance-t-elle dans l’organisation d’une rencontre européenne sur la VR ? Principalement parce que la réalité virtuelle émerge comme un nouveau continent à explorer pour les auteurs. Une nouvelle ère, balisée par l’immersion et l’interactivité, a débuté. La technologie est encore dominante, mais les grands acteurs du secteur investissent d’ores et déjà dans la production de contenu.
    Les récits captivants, les personnages attractifs, seront essentiels à la VR, comme ils le sont ailleurs. Aujourd’hui, les auteurs ont la possibilité de faire de cette technologie un médium.

    On le voit, la VR est une disruption à prendre au sérieux par les créateurs d’histoires. Sa technologie n’est pas hors d’atteinte. Et le médium laisse place à davantage qu’à des jeux ou des films. La narration immersive impactera de nombreux domaines au-delà de la fiction et du documentaire, jusqu’à l’éducation ou la recherche et développement.
    C’est pourquoi la SACD a choisi de poser cette question, parmi d’autres : peut-on trouver du sens, inconnu, plus profond, dans la création de scénarios immersifs à 360° ?

    Certains auteurs pensent et apprennent déjà la VR en la pratiquant. Ils créent de nouvelles narrations, se demandent quelle interactivité est partie prenante de l’expérience du contenu, et aboutissent à des conclusions inattendues : la VR, qui trompe votre esprit en vous faisant croire que vous êtes là et accroît votre sentiment d’empathie, est parfaite pour les fictions intimistes. Ils soulèvent également une série de questions éthiques, que chaque créateur VR devra résoudre.

    La SACD, qui souhaite accompagner les auteurs dans tous les types de nouvelles écritures, a lancé une série de rencontres, dont cette journée est le point culminant, pour leur permettre de parcourir ce nouveau continent et de se l’approprier.

    Programme

    09h-09h15 : accueil et café

    09h15-09h25 : Lancement par le Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé de l’Economie et de l’Emploi, Didier Gosuin, et les modérateurs de la journée Inès Rabadàn, Présidente du Comité belge de la SACD & Stéphane Piéra, Administrateur délégué à la Création Interactive, SACD France.

    9h25-10h05 : Discours d’introduction par Barbara Lippe, directrice artistique et fondatrice de entreZ qui a produit le pilote de la première série TV en VR ADA/M

    10h05-11h20 : Table ronde 1 : Écrire pour la VR : créer une expérience

    À partir de quand est-ce pertinent de convertir un script en projet VR ? Est-ce un premier choix ou la prise de conscience d’une possibilité (peut-être financière) ? Comment l’auteur se collète-t-il à l’immersion et à l’interactivité ? Jusqu’où celles-ci impactent-elles le spectateur ? De quels moyens dispose l’auteur pour guider le spectateur de scène en scène ?

    Les intervenants exploreront le potentiel de la narration en réalité virtuelle. Ils se pencheront sur les différents moyens de créer l’empathie et l’engagement dans ce nouveau type de narration. Les implications éthiques du médium, ainsi que les modifications extrêmement rapides de la technologie, seront également évoquées.

    Avec : Béatrice Lartigue, artiste et designer, directrice artistique sur Notes on Blindness, Marieke Nooren, cofondatrice de WildVreemd à l’origine du projet d’opéra VR Weltatem pour Reisopera, Julien Dubuc, vidéaste et créateur lumière, et Samuel Sérandour, créateur sonore du Collectif d’exploration scénique INVIVO, Nicolas Peufaillit, scénariste d’Un Prophète et des Revenants, Catherine Allen, spécialiste des médias immersifs, productrice du premier talkshow VR de la BBC No Small Talk 360°.

    11h20-11h50 : Pause café et visionnage de projets VR au showcase

    11h50-13h05 : Table ronde 2 : La VR pour tous ! À la recherche du public

    Aujourd’hui, la réalité virtuelle est accessible au grand public. Quelles sont ses attentes ? Comment ce nouveau médium arrivera-t-il à se constituer une audience significative ? Les intervenants évoqueront ce défi, qui est aussi source d’opportunités.

    La table ronde abordera les questions clefs : le médium restera-t-il principalement aux mains des joueurs ou va-t-il également s’adresser à un autre type de public ? L’expérience sera-t-elle solitaire ou sociale ? Quelle technologie favorise l’accessibilité à la VR par le grand public ? Et, dernier point crucial : quel modèle économique envisager ?

    Avec notamment : Marie Blondiaux, productrice au sein de Red Corner qui a produit Sens VR, Liz Rosenthal (UK), directrice de Power To The Pixel, Eric Joris, metteur en scène et fondateur de Crew, Matthieu Labeau, directeur du développement commercial de Nozon, Richard Nockles, directeur artistique et fondateur de Surround Vision

    13h05-14h30 : déjeuner, rendez-vous professionnels et visionnage de projets VR au showroom

    14h30-16h : Trois rencontres au choix

    1. VR en scène : retour d’expériences

    Avec : Alex Lorette, auteur et metteur en scène, Julien Dubuc et Samuel Sérandour du Collectif INVIVO, Yann Deval, artiste membre du Collectif Immersio

    2. Entre artisanat et expérimentation, quelques outils et bonnes pratiques pour une nouvelle manière de filmer

    Avec : Marijn Goossens, réalisateur et cofondateur de Soulmade, auteur de Paradise, Marieke Nooren et Marcin Lunkiewicz, producteur et fondateur de mimo.ooo

    3. Financement d’un projet VR : comment lever des fonds et créer un modèle économique ?

    Avec : Marine Haverland, conseillère audiovisuel chez screen.brussels, Marc-Henri Wajnberg, auteur, réalisateur et producteur, Lucie Rezsohazy, coordinatrice webcréation chez RTBF Interactive, Stéphanie Leempoels, chef de bureau du Desk Europe Créative MEDIA - Belgique (Wallonie-Bruxelles), Anna Charrière, chargée de mission nouveaux médias au CNC.

    16h00-16h30 : Pause café et visionnage de projets VR au showcase

    16h30-17h00 : Ateliers : un bref compte-rendu

    17h00-17h30 : La tentation de la VR : conclusion de nos témoins Priscille Cazin, Frédéric Fiévé et Brice Cannavo

    17h30-19h00 : Drink et visionnage de projets VR au showcase

    Toute la journée : un showcase mis en place par Poolpio vous permettra de découvrir notamment ADA/M, Notes on Blindness, Sens VR, No Small Talk 360°, Immersio

    Merci à tous nos partenaires : Bozar, service audiovisuel et transmédia de l’Université de Namur, SAA, FERA, Liège Web Fest, Festival Expérience

    En pratique

    La journée aura lieu à Bozar le 15 février.
    Pour y participer, merci de bien vouloir vous inscrire en écrivant à Morgane Batoz-Herges : mba sacd-scam.be avant le 13 février. Attention l’entrée est libre mais la réservation est obligatoire.

    À lire, à suivre

    La SACD souhaite permettre aux créateurs de tous répertoires d’aborder la réalité virtuelle. Retrouvez dans le Dazibao 18 les motifs de cet engagement ainsi que 7 raisons pour être curieux de la VR.

    César du meilleur scénario original pour Un Prophète, Nicolas Peufaillit est un professionnel reconnu. Depuis quelques années, en parallèle à son activité pour le cinéma, il travaille également les nouvelles narrations. Pour lui, la réalité virtuelle permet une nouvelle écriture de l’intime. Pour en savoir plus, la SACD l’invite le 23 janvier pour une masterclass gratuite pour les auteurs.

    Liens utiles

    Documents à télécharger

  • Prix SACD animation 2016 : Eric Ledune, pour Pornography
    Le 13 janvier 2017
    C’est son excellent film Pornography qui a valu à Eric Ledune le Prix SACD 2016 de l’Animation. Retrouvez à cette occasion une présentation de l’œuvre et de l’auteur, ainsi que l’hommage écrit pour lui (...)

    L’œuvre

    Qu’entend-on par pornographie ? Pourquoi est-il plus immoral de montrer des actes sexuels que des meurtres ? Que juge-t-on obscène ? Le film pose ces questions et bien d’autres au fil de vrais-faux micros-trottoirs entrecoupés d’images pornographiques au graphisme foisonnant.
    Animé par l’envie de créer le débat, de susciter des interrogations, voire la controverse, et par ricochet de prendre des risques cinématographiques, Eric Ledune présente différentes opinions sur la pornographie et aborde l’hypocrisie dont notre société fait preuve dans ce plaidoyer pour la liberté d’expression et le libre arbitre, au risque d’en mécontenter certains…

    Scénario : Vincent Logeot & Eric Ledune
    Réalisateur : Eric Ledune
    Coproduction : Got ! Oh my Got, Lardux Films, Tchack, ARTE France et Télé Bocal
    23 minutes 08 – 2016 – Animation
    http://www.ploumploum.net/

    L’hommage du Comité

    « Il ne mâche ni ses mots ni ses dessins. Il pratique l’humour en décalage, la fraîcheur en permanence, la provocation avec enthousiasme pour combattre les idées toutes faites, les paroles assassines et les formatages idéologiques qui sévissent dans notre bon vieux monde.
    Il réveille nos réflexions, percute nos cogitations et nous invite dans un mélange incessant de légèreté et de gravité à voir autrement, par d’autres lorgnettes pour lutter toujours et encore contre l’hypocrisie et défendre haut et fort le libre arbitre.

    Ses films insolites aux accents tantôt brechtiens tantôt surréalistes sont une ode à la créativité avec une esthétique florissante et percutante où rebondit une écriture tout aussi rythmée et inventive. Parmi ses réalisations les plus remarquées comme Procession, et cætera ou bien encore le fameux Do-it yourself est venu s’ajouter pour notre plus grand « plaisir » sa dernière réalisation qui vient culbuter joyeusement nos idées reçues avec un titre sans détour Pornography.

    Nous sommes très heureux de pouvoir décerner ce prix à Eric Ledune. »

    Barbara Sylvain

    L’auteur

    Après des études à l’ESAPV à Mons en Illustration Eric Ledune est enseignant dans plusieurs écoles des beaux arts, en animation et en tant que professeur responsable de l’atelier de Dessin / Recherches graphiques et picturales.

    Il est aussi auteur-réalisateur de courts métrages multi-primés en festivals, dont les plus connus, Procession, etc et Do-It-Yourself, ont remporté de nombreux prix.

    Il a terminé son dernier court métrage Pornography en janvier 2016. Plasticien multidisciplinaire, il se consacre également à la vidéo, la photographie, la peinture, le dessin et l’illustration graphique.

    Liens utiles

    Galerie image

  • Prix Scam 2016 du documentaire : Anne Schiltz et Charlotte Grégoire
    Le 13 janvier 2017
    Leur film juste, rigoureux et profondément humain a marqué les membres du Comité belge de la Scam qui ont ainsi souhaité remettre le Prix 2016 du documentaire à Anne Schiltz et Charlotte Grégoire pour (...)

    L’œuvre

    Une administration, des bureaux cloisonnés, des personnes assises en vis-à-vis.
    D’un côté de la table, des chômeurs. De l’autre, des contrôleurs.
    L’enjeu des entretiens : le maintien des allocations de chômage.
    La rigidité de la procédure s’oppose à la singularité des hommes et des femmes qui y sont soumis.
    Le film interroge le sens du travail aujourd’hui, dans un monde où la précarité de l’emploi est menaçante, où l’insécurité des travailleurs et des chômeurs est grandissante et où le modèle d’État-Providence se réduit comme peau de chagrin.

    Réalisation : Charlotte Grégoire et Anne Schiltz
    En coproduction avec la RTBF - Unité Documentaires & le WIP - Wallonie Image Production
    Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles
    Distribution : Cinéart
    75 minutes – 2015 (sortie en salle le 9 décembre 2015)
    Trailer à voir ici.

    L’hommage du Comité

    « "Nous sommes appelés à nous revoir…"
    Nombre d’entre nous, auteurs, artistes sommes chômeurs. Des chômeurs bizarres, avec un statut particulier, pas très représentatifs mais… chômeurs.
    Comme tous les bénéficiaires d’allocations de chômage, nous devons prouver à l’administration que nous sommes en recherche active d’emploi et disponibles sur le marché… Bref, que nous méritons de bénéficier d’allocations de chômage.

    Mais, comment faire pour correspondre aux critères de l’administration et ne pas risquer l’exclusion lorsqu’on est artiste ? Oui, comment faire alors que l’écriture, la recherche de financement, les repérages, les réunions d’auteurs, les lectures… ne sont pas rémunérées et donc impossibles à valoriser lors des contrôles ONEM ? _ C’est ce décalage entre les cases de l’ONEM et leurs conditions de travail qui a été à l’origine du désir de Charlotte Grégoire et Anne Schiltz pour leur film Bureau de chômage.

    Pourtant, on ne verra pas d’artistes. Charlotte et Anne ont choisi de mener une réflexion plus large qui nous interroge par le biais de la procédure administrative et de sa violence sur le sens du travail ou plutôt de son absence aujourd’hui. En filmant en huis-clos les contrôles de disponibilités effectués dans un bureau wallon, avec d’un côté de la table le personnel de l’administration et de l’autre, des chômeurs ; l’un appliquant la procédure, l’autre se défendant au mieux ; Charlotte Grégoire et Anne Schiltz nous dressent le portrait d’une procédure.

    Une procédure où il s’agit d’ailleurs davantage de prouver que l’on cherche du travail en respectant les démarches dictées par l’ONEM que de prouver que l’on travaille même occasionnellement. Une procédure qui ne veut pas entendre que du travail, il n’y en a pas. Une procédure qui n’a cure des chemins singuliers, de l’humiliation qu’elle inflige, des accidents de la vie, des démarches spécifiques à une profession, de l’ingéniosité et de l’intelligence que chacun doit développer pour vivre et construire dans un monde sans travail…
    Mais les fonctionnaires ne sont pas dupes ; ils font leur travail tout en sachant que notre société n’en fournira probablement pas aux chômeurs qu’ils sont censés contrôler. D’un côté de la table et de l’autre, chacun sait qu’il sera probablement appelé à revoir l’autre.

    Chacun des films d’Anne et Charlotte implique un travail de longue haleine, une immersion. Durée sans laquelle Bureau de chômage n’aurait pas vu le jour, sans laquelle la finesse et la profondeur de la critique sociale ne nous apparaîtrait pas. Pour ce film-là, pour sa patience, sa rigueur et sa justesse, parce que vous éclairez un lieu où on ne regarde pas, nous permettez de penser notre société, merci Charlotte et Anne. »

    Paola Stévenne, Présidente du Comité belge de la Scam

    Les autrices

    Anne Schiltz est diplômée en sciences sociales et en sciences cognitives et docteur en anthropologie de l’Université Libre de Bruxelles. Après son expérience de coordinatrice de projets culturels (Luxembourg-Sibiu, Capitales Européennes de la Culture 2007), puis de commissaire d’exposition (Casino Luxembourg - Forum d’Art Contemporain), elle entame la réalisation. En 2012, elle coréalise avec Benoît Majerus le documentaire Orangerie

    Après des études en anthropologie et en anthropologie visuelle, Charlotte Grégoire travaille durant plusieurs années comme assistante de production et fait ses premières armes dans le cinéma belge, comme administratrice puis présidente de l’Atelier Jeunes Cinéastes. Elle tourne ensuite une série de courts et moyens-métrages (dont Méandres) et d’installations vidéo.

    En 2007, elles co-réalisent leur premier long-métrage documentaire : Stam nous restons là. Le film est primé à l’Astra Film Festival en Roumanie. En 2012, elles tournent Charges Communes, primé à l’Astra Film Festival et Urban Eye Festival (Roumanie) et à l’IDFF Cronograf (Moldavie).
    Elles signent en 2015 leur quatrième long-métrage, Bureau de chômage qui remporte le prix Cinéart au festival Filmer à tout prix en 2015 et est nommé aux Magritte du cinéma belge 2016.

  • Prix Scam 2016 du documentaire radio : Clara Alloing
    Le 12 janvier 2017
    C’est la réalisatrice Clara Alloing qui a reçu le Prix Scam 2016 du documentaire radiophonique pour son œuvre Nous sommes trop jeunes, nous ne pouvons plus attendre, récit intime d’une absence. (...)

    L’œuvre, Nous sommes trop jeunes, nous ne pouvons plus attendre

    « C’est difficile de faire son propre portrait…
    Par rapport au sujet évoqué, je suis d’abord quelqu’un qui a perdu son enfant.
    Et évidemment pas que ça, mais c’est quelque chose qui laisse une trace irrémédiable.
    Je suis aussi une mère qui a un autre enfant.
    Je suis sage-femme. Et puis je suis une femme d’un âge mur.
    Je ne sais pas ce que je peux te dire d’autre ? »

    Loubna a 20 ans quand elle disparait au Kazakhstan emportée par la rivière. Ses parents racontent son absence, leur cheminement dans le deuil.
    Un récit intime, à plusieurs voix, qui témoignent de l’amour de vivre.

    Écriture et réalisation : Clara Alloing
    Montage : Julie De Laere
    Mixage : Christophe Esseiva
    Une coproduction de Flim ! asbl, la RTS et la RTBF, avec le soutient de l’appel à projet Gulliver
    Un extrait du documentaire à écouter ici.

    L’hommage du Comité

    « À la radio, comme dans l’art du conte, l’attention portée à la parole est sinon primordiale, du moins extrêmement sensible. Une attention peu évidente à saisir, malmenée, à ne pas confondre avec le bavardage volubile trop souvent en usage. Une attention qui peut s’avérer être extrêmement limpide.

    La parole y prend alors toutes ses dimensions – d’évocation, de conjuration, de lien retrouvé. Elle devient vivante, parce qu’elle se cherche, parce qu’au fur et à mesure qu’elle avance, elle formule et donne consistance à une réalité, et devient elle-même une part de cette réalité.

    Dans son documentaire radiophonique Nous sommes trop jeunes, nous ne pouvons plus attendre, Clara Alloing décide d’évoquer la disparition d’une jeune femme, Loubna, qui a été emportée par une rivière lors d’un voyage au Kazakhstan. Pour cela, elle décide de faire parler ses parents – sa mère d’abord, puis son père, qui la rejoint. Parole, donc. Au centre de tout. Parole comme quasi seul dispositif de narration. Parole parenthèse. Qui s’extirpe du fracas du monde, pour évoquer lentement, prudemment, pleinement, cette double absence – d’une fille, et de son corps jamais retrouvé. Parole qui s’étire. Qui prend son temps, et à qui Clara laisse le temps de se faire sous nos oreilles. Avec ses silences – bien sûr.

    Parole qui chemine aussi – et c’est probablement une des très grande force de ce travail : ces parents qui parlent, et qui, au fur et à mesure qu’ils refont avec Clara et avec nous le chemin de leur peine, laissent aussi quelque chose se déposer derrière eux, derrière nous. Nous. Car nous y sommes conviés à cette histoire. Jamais oubliés. Nous auditeurs. Témoins actifs par nos oreilles. Jamais intrus. Sans fausse pudeur non plus. Dans la limpidité de cette parole qui recompose un passé, nos oreilles assistent en effet à ce passage d’un avant vers un après, et accompagnent ces parents dans leur lent travail de deuil.

    Voilà, Clara a réussi cette chose, là, elle a réussi à donner une fonction à l’art de la radio, à faire cette chose rare et ô combien importante, mettre de la parole vivante au centre du dispositif.

    Et c’est du coup, avec un très, très, très grand plaisir et sans trop d’hésitation, que nous avons décidé de lui remettre le prix Scam du documentaire radiophonique de l’année 2016. »

    Rémi Pons

    L’autrice

    Après des études de cinéma à l’INSAS (Bruxelles), Clara Alloing découvre l’art de la radio auprès de Pascale Tison pour qui elle travaille dans son émission « Par ouï dire » sur la RTBF.
    En 2015, elle coréalise un premier documentaire radiophonique Le Premier Son
    qui fait le portrait d’une sage-femme.
    En 2016, elle réalise Nous sommes trop jeunes, nous ne pouvons plus attendre. Ce documentaire a déjà reçu le prix « Découvertes Pierre Schaeffer » au festival français Phonurgia Nova.

    Liens utiles

    Galerie image

  • Prix SACD spectacle vivant 2016 : Anne-Cécile Vandalem pour Tristesses
    Le 4 janvier 2017
    Cette année, les auteurs du Comité belge de la SACD ont remis le prix du spectacle vivant à Anne-Cécile Vandalem pour son spectacle Tristesses. Retrouvez à cette occasion une présentation de l’œuvre (...)

    L’œuvre

    Inspiré par la violence de la montée des nationalismes en Europe, Tristesses est un spectacle de théâtre musical dont le sujet principal est la relation qu’entretient le pouvoir à la tristesse. Empruntant les codes du polar et de la comédie politique, Anne-Cécile Vandalem dissèque avec humour une des plus redoutables armes politiques contemporaines : l’attristement des peuples.
    Au moyen d’un dispositif à la frontière du cinéma, elle met en lumière le pouvoir des médias et le mode opératoire d’une censure qui agit au grand jour ou dans l’ombre, insidieusement.

    Conception, écriture et mise en scène : Anne-Cécile Vandalem
    Musique :Vincent Cahay, Pierre Kissling
    Scénographie : Ruimtevaarders
    Son : Jean-Pierre Urbano
    Lumière : Enrico Bagnoli
    Vidéo : Arié van Egmond
    Chef opérateur : Federico d’Ambrosio
    Costumes : Laurence Hermant
    Maquillage : Sophie Carlier
    Assistanat de création : Sarah Seignobosc
    Jeu : Vincent Cahay, Anne-Pascale Clairembourg, Epona Guillaume, Séléné Guillaume, Pierre Kissling, Vincent Lécuyer, Bernard Marbaix, Catherine Mestoussis, Jean-Benoit Ugeux, Anne-Cécile Vandalem, Françoise Vanhecke
    Production : Das Fräulein (Kompanie)

    L’hommage du Comité

    « Depuis 13 ans, Anne Cécile Vandalem n’a cessé de nous surprendre par ses fresques théâtrales désespérées d’authenticité et grisantes d’artifices. On se souvient entre autre de (Self)Service, d’Habituation, de Michel Dupont, d’After the walls, et aujourd’hui de Tristesses. On est touché par l’autrice, la metteuse en scène, l’actrice et la femme qui aiguise ses yeux et ses oreilles au monde et à ses histoires incroyables. Elle donne vie à des antihéros ; décrit leurs échecs avec humour et tragédie et nous amène à penser les changements pour lutter contre la cécité et la stupidité du monde.
    Nous sommes heureux de récompenser son talent, son exigence, sa ténacité et sa persévérance car même lorsque les vents lui ont été contraires, elle a continué à rêver et à créer de façon passionnée, résolue à garder intact son amour pour le spectacle et les vivants.
    La demoiselle (das fräulein) est indomptable.
    Son théâtre le confirme et l’année 2016 la salue. »

    Émilie Maquest

    L’autrice

    Après le conservatoire, Anne-Cécile Vandalem commence une carrière de comédienne dans des productions diverses. De 2003 à 2007, elle écrit et met en scène Zaï Zaï Zaï Zaï et Hansel et Gretel. À cette époque, la jeune metteuse en scène jette les bases de sa recherche théâtrale : la fiction comme moyen de rompre l’isolement des individus au sens propre comme au sens figuré. Aimant jouer avec cet état d’âme, elle le redimensionne grâce à des univers scéniques techniques qui agissent sur l’espace et y ajoute toujours une once de surnaturel en s’inspirant du cinéma.
    Entre 2009 et 2014, seule aux commandes de ses projets et au sein de Das Fräulein (Kompanie), elle crée la Trilogie des Parenthèses : (Self) Service, Habit(u)ation, After the Walls (UTOPIA) et en contrepoint, Michel Dupont. Depuis, Anne-Cécile Vandalem poursuit ses enquêtes esthétiques, physiques, visuelles et textuelles qui jouent de la réalité : Que puis-je faire pour vous ?, Looking for Dystopia, Still too sad to tell you.

    Liens utiles

    Galerie image

  • 2016

    décembre

    Dazibao 18
    Le 29 décembre 2016
    Les auteurs de la SACD, le Comité belge et sa Présidente, Inès Rabadán, ont souhaité permettre aux créateurs de tous répertoires d’aborder la réalité virtuelle. Ce Dazibao 18 détaille les motifs de cet (...)

    Un nouveau monde narratif

    La réalité virtuelle n’est pas réservée aux technophiles. Elle n’est pas non plus l’apanage des joueurs ou de quelques geeks. C’est un nouveau continent narratif, qui offre des possibilités inédites d’immersion et d’interactivité. Tous les auteurs sont potentiellement concernés par cette disruption narrative. En spectacle vivant, la réalité virtuelle peut s’inviter sur scène, mais ce sera aussi un nouveau mode de captation. L’auteur de fiction a là l’occasion de plonger le spectateur dans un monde d’où il reviendra avec le "souvenir" d’une expérience. Le documentariste peut amplifier l’empathie et l’engagement avec son sujet. Le scénariste, confronté à l’interactivité, redécouvre les plaisirs de l’arborescence. L’auteur littéraire, le dessinateur, l’illustrateur, qui coifferont peut-être un jour un casque pour découvrir leurs personnages incarnés, ne peuvent ignorer ce nouveau champ créatif qui engage les sens et donne la part belle au son. La VR entrera également dans le champ de l’éducation, de l’apprentissage et des soins : l’université de Gand l’utilise déjà pour rendre concrètes des notions abstraites telle la relativité. Citoyens comme créateurs, nous avons la chance d’être à l’origine de la création d’un nouveau champ professionnel. Comment s’en emparer ?

    Saisir le moment

    Les auteurs de la SACD, au travers de leur Comité et de sa Présidente, Inès Rabadán, ont souhaité donner à leurs pairs la possibilité de découvrir, de travailler, et de se connecter au monde professionnel européen de la VR.
    De nombreux partenariats ont été tissés, des concours, des présences en festivals organisées. Deux rendez-vous incontournables pour ceux qui souhaitent s’initier à la VR restent à venir : le 23 janvier, une masterclass avec Nicolas Peufaillit et une rencontre européenne le 15 février 2017 (vous en trouverez tous les détails dans le Dazibao joint) : VR : from story to experience / de la création à l’immersion.
    Ceux qui seront présents lors de ces événements contribueront à forger l’univers balbutiant de la VR en Belgique francophone.
    La SACD souhaite autant rassembler que mettre en relation différents acteurs. La création de contenus VR est un enjeu majeur pour les grands groupes de télécommunication. Il revient aux auteurs de travailler la qualité de ces contenus, et de les réfléchir (la VR pose des questions éthiques, notamment en termes psychiques et physiques car l’engagement dans le récit est plus vif qu’avec un autre médium).

    Détails pratiques : l’inscription à la masterclass de Nicolas Peufaillit le 23 janvier, ainsi qu’à la journée professionnelle européenne du 15 février 2017, se fait auprès de Morgane Batoz-Herges > mba sacd-scam.be. Tous les renseignements au sujet de ces événements se trouvent dans le Dazibao joint. Pour un complément d’information, ne manquez pas notre newsletter hebdomadaire du jeudi.

    Documents à télécharger

  • Masterclass Nicolas Peufaillit
    Le 22 décembre 2016
    César du meilleur scénario original pour Un Prophète, Nicolas Peufaillit est un professionnel reconnu. Depuis quelques années, en parallèle à son activité pour le cinéma, il travaille également les (...)

    L’invitation aux nouveaux mondes

    Le 23 janvier 2017, à la Maison des Auteurs, la SACD vous propose une masterclass avec Nicolas Peufaillit. L’occasion de découvrir les projets sur lesquels il travaille, dont Les passagers, une fiction immersive en réalité virtuelle (sélectionnée au Sundance NewFrontier Lab 2016) et Ordessa, un jeu vidéo en prises de vues réelles. Une manière aussi de s’initier par le partage d’expérience à ces nouvelles écritures.

    Le 24 janvier, Nicolas Peufaillit sera à la disposition des auteurs porteurs d’un projet VR pour les accompagner.

    La prise de parole de l’auteur

    Pourquoi Nicolas Peufaillit s’est-il lancé dans ces nouvelles écritures ? Avant de le découvrir en détail au cours de cette masterclass, voici sa Prise de parole pour le prochain Dazibao, entièrement consacré à la réalité virtuelle :

    " J’ai découvert les « Nouveaux formats » il y a un peu plus d’un an. Mon intérêt a été très vite phagocyté par la découverte de ces actions d’un nouveau genre.
    Le premier choc virtuel fut la découverte de The Doghouse. L’immersion a été totale. Ma perception s’en est trouvée modifiée. Dilatation du temps, impression d’intervenir réellement dans une fiction dans laquelle je n’étais pourtant qu’un spectateur « augmenté ».
    Loin des clichés, j’ai pu découvrir la maturité d’actions qui ne cherchent pas uniquement le spectaculaire ou le purement ludique, mais s’avère un outil indéniablement efficace pour explorer l’intime. L’immersion permet, au-delà de l’identification, une très forte empathie. Tout près de la fusion. Voici pour le plaisir du spectateur. Restait à en devenir acteur.
    Ma première expérience d’écriture interactive a été d’imaginer une fiction en réalité virtuelle, Les Passagers, centrée autour de la notion d’empathie, permettant au joueur d’entrer dans la tête des gens qui voyagent avec lui dans un train, à condition qu’il les observe suffisamment longtemps.
    Avec Les Passagers (co-écrit), nous avons essayé de repousser les frontières de la narration interactive. Le projet a été l’un des 6 sur 400 sélectionné au Sundance NewFontier Lab 2016 pour la manière dont ils exploraient l’immersion.
    Les questions que nous nous sommes posées au cours du travail étaient : comment la technologie sert-elle l’histoire ? Comment le public s’engage-t-il dans la fiction ? Comment le corps du spectateur est-il impliqué dans l’expérience ? Quelle navigation dans l’immersion est proposée ?
    Avec Ordessa, le défi était tout autre : nous placer, non pas dans la tête des personnages, mais au contraire, autour d’eux. Faire du joueur une présence fantomatique, témoin d’un drame sur le point de se nouer.
    Une chose caractérise le travail sur ces nouveaux formats : en fonction des projets, ce n’est jamais la même manière de travailler.
    Il faut accepter cette conception d’un work in progress permanent qui se modifiera jusqu’au bout."

    Nicolas Peufaillit sera également présent lors de la journée professionnelle européenne VR : from story to experience/de la création à l’immersion organisée par la SACD le 15 février 2017 à BOZAR.

    En pratique

    La masterclass aura lieu le 23 janvier à partir de 18h30 à la Maison des Auteurs (rue du Prince royal 87 - 1050 Ixelles).

    Pour réserver votre place à la masterclass, présenter un projet ou déjà vous inscrire à la journée professionnelle, contactez Morgane Batoz-Herges : mba sacd-scam.be. Merci de préciser si vous souhaitez participer à l’une ou l’autre activité (ou aux deux).

    L’atelier d’accompagnement est réservé aux auteurs qui ont un projet de VR en cours de développement, il aura lieu le 24 janvier de 9h à 17h à la Maison des Auteurs également. pour en savoir plus et y participer, merci de prendre contact avec Morgane Batoz-Herges : mba sacd-scam.be.

    Deux pour le prix d’un !
    A noter également le 23/01, la tenue à 15h d’un meetup VR organisé par le cluster screen.brussels. L’occasion de découvrir la troisième communauté VR d’Europe : producteurs, développeurs, entrepreneurs, etc.
    Pour plus d’informations, consulter https://www.meetup.com/Virtual-Reality-in-Belgium/events/236111232/ ou contacter Marine Haverland, en charge de la VR à screen.brussels :mha impulse.brussels

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 |> |...

Liens utiles